Blouup's !

Bienvenue dans mon univers.



Ici, vous trouverez des textes, des poèmes ou des histoires de moi et uniquement de moi. Par respect, je vous demande évidemment de ne pas me les piquer. Vos commentaires sont les bienvenus aussi, vous pouvez dire ( et c'est ce à quoi servent les commentaires ) ce que vous pensez sur les articles. S'il y a quelque chose que vous n'aimez pas, il n'y a pas de raison, vous pouvez me le dire aussi. Ce qui compte c'est votre avis sur mon travail car j'en ai vraiment besoin.



Merci.
Maëva

# Posté le mercredi 07 janvier 2009 13:32

Modifié le lundi 12 janvier 2009 13:07

Permet-moi de te dire .

Je contemplais sa bouche, mais surtout ses yeux. Ses yeux d'un vert profond. Ceux qui vous plonge dans un bain d'étoiles. Ceux qui vous donnent l'impression d'être prisonnière d'une âme douce et sensible. Me regardait-il ? Je ne le savais pas. Mais pourtant, lorsque mon regard se perdait sur lui, sur son visage, sur son corps, j'avais l'impression qu'il savait, qu'il lisait dans mes pensées sans me regarder pourtant. A ce moment là, j'arrêtais de rêvasser. Non, ç'aurait été horrible s'il savait à quoi je songeait.

Des paroles vinrent achever cette rêverie quelque peu stupide à mon goût. C'était Loe, mon amie. Elle me parlait depuis un long moment apparemment, mais je ne comprenais rien du tout à ce qu'elle me disait. Comprenant mon incompréhension, elle s'arrêta.
- Ecoute Lena, je sais que ce que je dis n'est pas super intéressant, mais tu pourrais faire un effort !
Toute bredouille, je bafouilla un je ne sais quoi de paroles.
- Désolé, je méditais ...
Loe me dévisagea et se retourna lentement. Elle le vit et me regarda avec un petit sourire au coin de la lèvre.
- Ah d'accord, je n'avais pas bien saisie.
- Quoi ? je demanda comme si je ne comprenais pas.
- Ne fais pas semblant, je viens de le voir. Tu étais en train de t'imaginer encore mille et une histoire avec lui.
Je ne pouvais rien lui cacher, décidément.
- Oui, et ça me bouffe l'esprit.
Elle s'approcha de moi et m'enlaça.
- Je le sais bien, mais tu ne dois plus penser à lui, essaye de tout oublier ...
Cette dernière phrase me piqua le c½ur. Elle avait raison, je devais oublier. Mais comment ? Comment oublier cette nuit, cette piscine, ces personnes, lui ...
La sonnerie retentit bruyamment, du moins j'avais l'impression qu'elle était plus forte que d'habitude. C'était l'heure d'aller en maths. Loe partit devant et me fit un clin d'½il. Avant de la rejoindre, je jeta un dernier coup d'½il près des casiers violet. Son coin habituel. Soudain, mon c½ur s'accéléra. Il me regardait.

# Posté le lundi 12 janvier 2009 12:09

Modifié le lundi 12 janvier 2009 12:55

Suite .

Etait-ce vraiment moi qu'il fixait comme ça ? Non, ce n'était pas possible. Moi, Lena Krov, petite lycéenne de Première Littéraire, ayant aucun atout pour moi ? C'est cela oui ! L'air de rien, je me retournai et inspectai les lieux pour vérifier s'il n'y avait pas le signe d'une erreur possible. Mais tout le monde était déjà monté et il n'y avait plus personne à l'horizon. Sauf lui. Qui, il me semble, continuait de me dévisager. Gênée, je me précipitai à toute allure vers l'escalier principal, sans même jeter un coup d'½il près des casiers violets. Et si c'était mon imagination ? Après tout, ce serait fort possible ... Pourtant, j'avais le sentiment qu'il me regardait.

Après quelques minutes de divagation, je m'aperçu que j'étais largement en retard à mon cours de maths. Je me précipitai à toute vitesse en montant trois étages à la suite. Arrivée devant la porte, toute essoufflée, je repris ma respiration. Je n'eus même pas le temps de lever mon poignet pour frapper à la porte de la salle lorsque celle-ci s'ouvrit. Monsieur Soyard, mon bien aimé professeur de maths, fronça les sourcils.
- Mademoiselle Krov, vous vous permettez d'arriver en retard à mon cours, mais en plus de ça, vous faites un boucan pas possible en montant les escaliers. Vous savez ce qu'est ma sanction lorsque les élèves ne sont pas à l'heure, n'est-ce pas ?
- Je suis désolé, je n'ai pas vu le temps passé et je ...
- Une heure de retenue !
- Mais monsieur, je ...
Il retournai s'assoir à son bureau, comme à son habitude, comme si rien ne s'était passé. Défaite, je savais que négocier avec ce genre de personne était impossible. De plus, il avait raison, j'étais en retard. J'aperçus Loe, assise avec une place vide à côté d'elle, la mienne. Je m'y installai, toute décontenancée. Je n'avais même plus la force de retirer mon blouson de laine bleu marine, tellement j'étais dans les vapes. Loe, qui m'examinai depuis mon entrée fulgurante, attendait avec impatience mes explications. Je sorti mes affaires bruyamment et croisa mes bras pour y engouffrer ma tête.
- Lena, me chuchota-t-elle, qu'est-ce qu'il t'ai arrivé ? Toi qui est toujours très à cheval sur les horaires !
Je tournai ma tête de son côté, les cheveux recouvrant mon visage.
- Je ne trouvais plus la salle, mentis-je.
Loe soupira et me souria.
- Toi alors !
Je lui mentais. Pourquoi ? Je n'en sais rien, mais je n'avais pas envie de lui dire ce qu'il venait de se passer. Elle aurait trouver ça débile. Cependant, Loe était ma meilleure amie et je ne devais rien lui cacher, on se l'était promis déjà toutes petites. L'heure passa très lentement. J'étais perdue dans les nuages. Non, j'étais perdue sur son visage.

# Posté le mardi 13 janvier 2009 14:34

Modifié le dimanche 01 février 2009 16:47

Suite .

Cette soirée, cette ambiance, cette piscine profonde, très profonde. Ces personnes qui n'ont rien vue, cette chanson qui passait à ce moment-là et qui me semblait être l'une des Beatles, cette chute, ce drame, ce dernier moment. Lui. Moi. Cette noyade, ces pleurs, ces cris, cette lumière verte. Et puis ... le flou complet. Je ne me souviens plus.

Je dévalai les escaliers à toute vitesse. Les cours étaient enfin finis. Je n'avais même pas pris la peine de dire au revoir à Loe, mince. Mais je n'avais qu'une seule envie: rentrer chez moi et finir le pot de nutella tout en regardant la télé. Avant, je décidai de passer par les toilettes car une envie pressante me retenait depuis un petit moment. Je poussai la porte, il n'y avait personne à part une fille blonde, petite et mince recroquevillée par terre, contre le radiateur. Mon regard se posa immédiatement sur elle. C'était étrange. Lorsqu'elle m'entendit entrer, elle se levai lentement tout en me dévisageant. Son regard me frustra. Il était noir, très noir. Peut-être l'avais-je dérangée ? Je contournai la question et n'eus à peine le temps d'ouvrir l'une des portes lorsque j'entendis derrière moi une voix.
- Ne t'approche plus de lui, c'est clair ?
Plutôt étonnée, discrètement, je me retournai. C'était elle, la fille blonde, qui me parlait. Oui, à moi.
- Excuse-moi ? lui demandais-je calmement.
Elle tenait la poignet de la porte des toilettes à demi-ouverte.
- J'ai dis: ne t'approche plus de lui.
Son timbre de voix était devenu plus sourd. Je ne comprenais pas.
- Mais de qui tu parles ? Et puis qui es-tu ?
- Je te parle de ce garçon que tu n'arrêtes pas de fixer.
Je sentais que mon cerveau commençait à bouillonner. Que me voulait cette fille ?
- Bon écoutes, je ne sais pas qui tu es, je ne sais pas de qui tu parles et je crois que tu te trompes de personne !
Soudain, un énorme coup de vent envahit la pièce et l'air devint glacial. J'avais froid, très froid. Les fenêtres s'étaient toutes ouvertes les unes après les autres. Je reculai jusqu'au radiateur. Il était glacé.

# Posté le dimanche 18 janvier 2009 13:14

Modifié le dimanche 01 février 2009 16:49

Suite .

Mes mains se crispèrent. Je voulais fuir de cet endroit, de ces toilettes, mais je ne pouvais pas. Mes jambes ne voulaient pas bouger et mes pieds étaient comme solidifiés. Des éclairs transpercèrent les fenêtres bruyamment, d'un seul coup d'éclat. Je fermais mes yeux, rapidement, et m'efforçais à croire que ce n'était qu'un mauvais rêve. Lorsque je les rouvrit, elle était juste devant moi.

Sa chevelure valsait avec la tornade qui balayait la pièce. Son regard était fixé sur moi, elle ne le décrochait pas. Des frissons se firent ressentir sur ma peau. Cette fille était vraiment malade. Non, elle était pire.
Quelques secondes après, tout redevînt normal. Le ciel était à nouveau couleur rosâtre, comme pour annoncer la fin de la journée.
- Tu ne sais pas de quoi je suis capable Lena, me dit-elle avec un sourire au coin de la lèvre.
- Mon Dieu ... mais tu es ... tu es complètement folle ! lui répondis-je avec indignation.
- C'est bien ce que je te dis. Tu ne sais pas de quoi je suis capable. Je m'appelle Elys et je suis sa soeur.
Décidemment, elle me tapait sur les nerfs.
- La soeur de ... ?
- Ethan.
Tout à coup, mon c½ur se bascula, se renversa. Non, impossible. Sa s½ur ? je ne l'avais jamais vu auparavant. Le pire, c'est qu'elle avait l'air d'être au courant de ce qu'il s'était passé les vacances dernières ...
- Tu as failli mourir Lena.
Mon souffle s'accéléra. Je ne pouvais la regarder dans les yeux.
- Comment ...
- Parce que j'étais , me coupa-t-elle.
J'eus l'impression que le monde tournait à vivre allure. Ma tête était un immense bloc de pierre qui se brisait violemment à chacune de ses paroles. Elle fit demi-tour, et avant de franchir la porte, me lança:
- Ce qui s'est passé était réel. Ne l'oublie pas.

# Posté le mardi 20 janvier 2009 15:54

Modifié le mardi 20 janvier 2009 16:28